Les enjeux environnementaux

La réduction des émissions des Gaz à Effet de Serre (GES) est un enjeu qui touche tout le monde, professionnels ou particuliers, et chaque secteur. La France vise la neutralité carbone en 2050, or le domaine de la construction représente presque un quart des émissions nationales : réduire les émissions liées à la construction est donc primordiale.

Et pour cela, un des meilleurs leviers est d’augmenter la part du bois, que ce soit dans la rénovation ou la construction neuve.

En métropole, la surface forestière couvre environ 17 millions d’hectares, ce qui représente un peu plus de 30% de la surface métropolitaine. Et ces chiffres augmentent chaque année : la forêt française est en expansion.

Et ces chiffres augmentent chaque année : la forêt française est en expansion.

Qu’elle soit publique et gérée par l’ONF (la forêt publique représente environ un quart de la forêt française) ou privée et gérée par des particuliers, elle est composée principalement de feuillus (chênes, hêtre, châtaigner, etc.) en plaine et de résineux (pin, épicéa, etc.) en montagne.

Cette filière représente environ 440 000 emplois en France, répartis dans un total de 70 000 entreprises, et avec un poids économique de 60 milliards d’€. Chaque année environ 1,4 millions de m3 de bois est prélevé de nos forêts, dont 558k m3 pour le bois d’œuvre, 449k m3 pour le bois énergie et 246k m3 pour le bois industrie.

Durant sa phase de croissance, la forêt va stocker le CO2 grâce à la photosynthèse des arbres : c’est grâce à ce processus que le bois se forme. Cette croissance continue des arbres sont donc à l’origine de l’effet puit de carbone, qui augmente quand la forêt est gérée durablement, car un arbre jeune captera plus de CO2 durant sa croissance.

Le bois est un matériau naturel et doit être utilisé comme piège à carbone. Dans la construction française, les bois sont certifiés PEFC ou FSC, deux organismes qui certifient la gestion durable d’où les arbres proviennent. C’est grâce à ce renouvellement des peuplements que l’on maintient voire que l’on augmente le puit de carbone. Pour simplifier et illustrer, on dit que 1m3 de bois récolté et transformé stocke 1T de CO2. Démocratiser son utilisation dans le domaine de la construction permettrait donc d’augmenter le puit de carbone que le bois génère, mais permettrait aussi de réduire les émissions de GES, car là où le bois est utilisé, il remplace un matériau qui sera forcément plus carboné, comme le béton.

En effet, le processus de croissance des arbres et la captation du CO2 sont des phénomènes naturels, qui ne nécessitent aucune intervention humaine. La production d’arbres pour la construction ou l’aménagement a donc un faible impact environnemental. Le fait d’utiliser des arbres arrivés à maturité permet aussi de prolonger leurs durées de vie, et donc le stock de carbone qu’ils contiennent. Un des autres avantages du bois est qu’il est facilement valorisable en fin de vie. Pour donner un exemple, il est possible pour un bois d’être utilisé en structure sur tous types de bâtiments. Après des décennies, lorsqu’est venu le temps de la déconstruction : plusieurs possibilités s’offrent à nous dans le choix du recyclage :

  • Si le bois est en bon état, il peut être de nouveau utilisé en structure. Le réemploi de ce matériau pour assurer une fonction identique dans une autre construction est une technique répandue et appréciée, notamment pour les constructions à pans de bois, très répandues en Normandie.

  • Si le bois s’est usé, ou qu’il y a un doute sur sa tenue mécanique dans une autre structure, il est possible de le broyer pour en faire des panneaux, qui serviront de contreventement dans une autre maison à ossature bois.

  • Pour sortir du domaine du bois d’œuvre, tous les bois peuvent aussi être utilisé en bois énergie. Une fois transformé en bûche ou en granulés, il peut être distribué pour être utilisé en tant que chauffage.

Diagramme bois et environnement

Source : Franceboisforet

En plus du confort qu’il apporte, le bois est un matériau sain qui répond à toutes les questions sanitaires dans la construction. Polyvalent et multi-usage, le bois peut être utilisé pour presque chaque partie du gros œuvre et du second œuvre. L’histoire a montré qu’en plus de ces deux qualités, le bois est un matériau pérenne dans le temps : nombre de constructions, que ce soit à colombages ou les bâtiments haussmanniens à Paris, dépassent les 100 ans d’existence.

En étant polyvalent, pérenne, sain, disponible localement, facile à produire et à revaloriser, le bois a tout pour être le futur matériau de construction comme il a pu l’être il y a longtemps : il répond à tous les enjeux environnementaux et de durabilité du XXIème siècle, et va devenir indispensable si l’on souhaite atteindre la neutralité carbone en 2050.

Il n’est pas raisonnable de vouloir utiliser le bois ou ses dérivés partout dans chaque construction, réhabilitation ou aménagement. Grâce à sa légèreté et à sa résistance, le bois peut être mixé à d’autres matériaux pour utiliser les avantages de chacun.

Pour les grands bâtiments (style IM-GH) le béton est utile pour les fondations, le radier voire le rez-de-chaussée. La légèreté du bois va permettre de poser une structure sur cette sous-structure. Pour rigidifier l’ensemble, il n’est pas rare de compléter la structure bois avec un noyau béton (cage d’ascenseur ou d’escaliers par exemple). La réglementation a évolué ses dernières années, et la complémentarité bois-béton fait parti des nouvelles techniques pour les grands bâtiments.

Mais la réglementation évolue aussi sur la complémentarité entre le bois et les autres matériaux biosourcés, comme le chanvre, la paille, etc. Tout comme le bois, ses matériaux principalement utilisé en isolant, s’associe parfaitement avec une structure bois. L’inertie thermique qu’apporte ces matériaux biosourcés en isolation permet la réalisation de bâtiments performants avec des produits naturels, utilisant la photosynthèse et donc participant au puit de carbone. La perspirance du bois et de ces matériaux biosourcés permet aussi une régulation naturelle de l’humidité une fois mise en œuvre, pour encore augmenter le confort des habitants.

Nous disposons donc des techniques, des ressources et des exemples suffisants pour développer ce type de construction, utilisant principalement des matériaux naturels. C’est en développant l’écoconstruction, tout en continuant de gérer durablement la production de ces matériaux, que le domaine de la construction contribuera activement à la réduction des GES grâce à l’entretien et l’amélioration de son puit de carbone, mais aussi grâce à la diminution de l’utilisation de matériaux carbonés.

PB rassemble l’amont et l’aval de la filière forêt/bois : elle travaille donc en partenariat avec ses adhérents pour connaitre au mieux l’offre et la demande en Normandie, que ce soit pour la première ou la seconde transformation.

Tout le territoire français est couvert de plus ou moins grandes forêts, qui est traité localement, et qui donc a tout intérêt à être employé localement. Certes certaines essences, notamment dans le domaine de la construction, sont beaucoup plus utilisées que d’autres, mais aujourd’hui chaque région a des projets de recherche en cours sur la valorisation de son essence prédominante, afin d’augmenter l’offre de matériaux, pour espérer ainsi faire augmenter la demande des professionnels.

Différentes études, dont une de Carbone 4 réalisée en 2015, ont calculé l’impact qu’aurait une hausse de l’utilisation du bois dans la construction (multiplication par trois d’ici à 2030), en n’utilisant que du bois français, sur l’emploi et l’économie française :

Communication sur le bois

Source : Carbone4

Localement, tous les décideurs ont donc tout intérêt à privilégier le bois des régions. La filière forêt/bois détient le savoir pour le valoriser, et en plus des bénéfices qu’apporte le bois dans la construction dont nous avons déjà parlés précédemment, cela permet de réduire considérablement les émissions dues au transport.

  • Label E+C- : RE2020

Mise en place dans le cadre de la loi transition énergétique, ce nouveau label a pour vocation de rendre le monde de la construction ambitieux, en prenant en compte l’impact carbone de la construction, de l’exploitation et de la fin de vie d’un bâtiment.

ProfessionsBois a participé aux expérimentations de ce label en Normandie, et vous retrouverez plus d’informations sur l’article « Restitution programme OBEC, CEREMA Normandie ».

Ce label servira de base à la prochaine règlementation du monde de la construction, la RE2020. Comme la RT2012 avant elle, il sera obligatoire de construire des bâtiments énergétiquement performants (les performances seront évaluées par l’indicateur « Bepos »), ce qui permettra de réduire les émissions de GES en construisant mieux isolé. Concernant le volet impact carbone, les expérimentations ont montré que l’utilisation du bois et des matériaux biosourcés permet d’atteindre facilement le premier niveau carbone du label, contrairement aux techniques de construction plus répandues.

En phase programmation le maitre d’ouvrage choisira la classe qu’il souhaite atteindre pour son futur bâtiment, sur l’impact énergétique et carbone. Pour changer le monde de la construction, il faudra donc des décideurs ambitieux, prêts à faire changer le monde de la construction, en choisissant de construire des bâtiments les plus performants possibles tout en minimisant leurs impacts carbones.

Pour retrouver plus d’informations sur ce label E+C-, rendez-vous sur le site de l’expérimentation : Batiment-energie

  • Label bio-sourcé

Mis en place par l’arrêté du 19 décembre 2012, ce label promeut l’utilisation de produits biosourcés dans la construction neuve. Il a pour objectifs de développer ses matériaux renouvelables, de lutter contre le réchauffement climatique, de dynamiser les territoires avec des filières d’éco-matériaux locale et de faire émerger des solutions techniques innovantes utilisant ses matériaux.

Actuellement, pour pouvoir prétendre à ce label, il faut répondre aux exigences suivantes :

  • Un ou plusieurs matériaux biosourcés utilisés pour des fonctions différentes (dépend du niveau visé par le maitre d’ouvrage et le type de bâtiment construit)

  • Avoir une certaine masse de produits biosourcés par m²

Mais la réglementation est en train d’évoluer : une des principales modifications est de baser le label sur la quantité de carbone biogénique stocké par les produits biosourcés utilisés par m², et non plus la masse de ses produits. Pour en savoir plus sur la future modification de la réglementation qui est en train d’être soumise aux différents acteurs, voir l’article « Modification du label biosourcé »

Pour avoir plus d’informations sur ce label, rendez-vous sur la page : Legifrance.gouv

  • Label bas carbone (BBCA)

Autre label visant à réduire l’émission des GES est le label Bâtiment Bas Carbone. Le but est de réduire de moitié les émissions, en passant à 750kg de CO2 émis par m² construit. Tous comme les deux labels précédents, il s’intéresse à la construction, mais aussi à l’exploitation et au recyclage en fin de vie. Ce qui le différencie des autres, c’est que ce label peut être attribué aux rénovations.

Pour plus d’informations sur l’obtention et les conditions de ce label, rendez-vous sur le site suivant : Batimentbascarbone.

Les différents labels pour mettre en valeur sa construction

Mis en place dans le cadre de la Loi Transition Énergétique, ce nouveau label a pour vocation de rendre le monde de la construction ambitieux, en prenant en compte l’impact carbone de la construction, de l’exploitation et de la fin de vie d’un bâtiment.  

ProfessionsBois a participé aux expérimentations de ce label en Normandie, et vous retrouverez plus d’informations sur l’article « Restitution programme OBEC, CEREMA Normandie » 

Ce label servira de base à la prochaine règlementation du monde de la construction, la RE2020.

Comme la RT2012 avant elle, il sera obligatoire de construire des bâtiments énergétiquement performants (les performances seront évaluées par l’indicateur « Bepos »), ce qui permettra de réduire les émissions de GES en construisant mieux isolé. Concernant le volet impact carbone, les expérimentations ont montré que l’utilisation du bois et des matériaux biosourcés permettent d’atteindre facilement le premier niveau carbone du label, contrairement aux techniques de construction plus répandues.  

En phase programmation, le maître d’ouvrage choisira la classe qu’il souhaite atteindre pour son futur bâtiment, sur l’impact énergétique et carbone. Pour changer le monde de la construction, il faudra donc des décideurs ambitieux, prêts à faire changer le monde de la construction, en choisissant de construire des bâtiments les plus performants possibles tout en minimisant leurs impacts carbones 

Pour retrouver plus d’informations sur ce label E+C-, rendez-vous sur le site de l’expérimentation : www.batiment-energiecarbone.fr 

Mis en place par l’arrêté du 19 décembre 2012, ce label promeut l’utilisation de produits biosourcés dans la construction neuve. Il a pour objectifs de développer ses matériaux renouvelables, de lutter contre le réchauffement climatique, de dynamiser les territoires avec des filières d’éco-matériaux locales et de faire émerger des solutions techniques innovantes utilisant ses matériaux.  

Actuellement, pour pouvoir prétendre à ce label, il faut répondre aux exigences suivantes :  

  • Un ou plusieurs matériaux biosourcés utilisés pour des fonctions différentes (dépend du niveau visé par le maître d’ouvrage et le type de bâtiment construit) .
  • Avoir une certaine masse de produits biosourcés par m².

Mais la règlementation est en train d’évoluer : une des principales modifications est de baser le label sur la quantité de carbone biogénique stocké par les produits biosourcés utilisés par m², et non plus la masse de ses produits. Pour en savoir plus sur la future modification de la règlementation qui est en train d’être soumise aux différents acteurs, voir l’article « Modification du label biosourcé » 

Pour avoir plus d’informations sur ce label, rendez-vous sur la page.

Autre label visant à réduire l’émission des GES est le label Bâtiment Bas Carbone. Le but est de réduire de moitié les émissions, en passant à 750kg de CO2 émis par m² construit. 

Tout comme les deux labels précédents, il s’intéresse à la construction, mais aussi à l’exploitation et au recyclage en fin de vie. Ce qui le différencie des autres, est que ce label peut être attribué aux rénovations.  

Pour plus d’informations sur l’obtention et les conditions de ce label, rendez-vous sur le site suivant : https://www.batimentbascarbone.org/. 

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